Alien le 8eme passager

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Alien le 8eme passager

Message par Christopher Samuels le Jeu 15 Déc - 16:54



Alien le 8eme passager, le premier film d'Alien, troisième film de Ridley Scott et surtout un film d'ambiance, une ambiance qu'on retrouvera étrangement aussi dans Blade Runner. Étouffante, Froide, malsaine, désespérée.

Alien, le huitième passager, premier film d’une saga qu’on ne présente plus, fait partie des rares films sur lesquels le temps ne semble pas avoir d’emprise. Un vrai classique intemporel, dépassant le stade de « perle du film de genre » pour s’imposer en chef d’œuvre incontestable du 7ème Art. A l'image de Blade Runner, The Big Lebowski, C'est arrivé près de chez vous, Eraserhead, ou encore Evil Dead.

Mais faisons le Pitch:
Le Nostromo, sorte de Camion de l'Espace, en retour vers la Terre avec un chargement de minerais, voit sa course modifiée par l'ordinateur de bord, qui a interceptés un message de "detresse" et réveille l'Equipage.
Equipage composés d'une equipe de bord plus proche d'une bande de camionneurs que d'un navire militaire a la Star Trek.
Tous sont liés par contrat a la Compagnie (La Weyland-Yutani), et découvre que le message provient d'une planète proche, caillou dans l'Espace, où un navire extraterrestre a echoué.
Trois membres d'equipages y vont et découvre que ce dernier semble y etre depuis des siecles, voire plus, ainsi qu'une sorte de nid, dans la soute. Nid duquel l'un des membres sera victime et rammenera sur le Nostromo, une creature qui va devenir le cauchemar de l'equipage.

Que dire:
Les premiers plans nous installent dans un Nostromo apparemment vide mais autogéré, où le seul signe d’activité est le défilé de listings informatiques – dont un plan nous montre un reflet sur un casque sans porteur, évoquant élégamment l’idée d’une "vie" robotique à l’œuvre. Il faut encore quelques plans avant qu’on découvre les occupants du vaisseau qui sortent en synchrone (comme sous une impulsion indépendante de leur bio-rythme) d’un long sommeil artificiel qui confirme que la bonne marche du voyage a été assurée sans eux. En vérité, tout au long de leur expédition, ils ne font qu’occuper leur place et gérer leur survie au sein de cette entité supérieure qu’est de facto le vaisseau – mû par une intelligence artificielle judicieusement surnommée « Mother » – qu’ils tâchent de soumettre à leurs besoins, mais qui au fond suit un programme créé par leurs employeurs et sur lequel ils n’ont pas réellement prise. Malgré l’assurance que leur donnent leurs décisions quant à leurs activités courantes, ils vont découvrir qu’ils restent les exécutants d’une entreprise qui les dépasse ; et lorsque la créature commence à tuer, la volonté supérieure de sauvegarder cet organisme vivant (pour un usage non révélé) fait de l’équipage des denrées sacrifiables – voire sans doute des cobayes à la disposition du scientifique Ash, qui s’avérera être un androïde aveuglement soumis aux directives de Mother. Au fond, le seul personnage qui échappe totalement à cette dépendance est le chat : celui-là même qu’on verra assister impassiblement à la mort de la première victime, Brett, et qui d’ailleurs partagera avec Ripley (le personnage désormais indissociable de son interprète Sigourney Weaver) le privilège de survivre au carnage.

En ressort le fameux xénomorphe et la menace extraterrestre n’a depuis jamais été paradoxalement si belle et cauchemardesque à la fois. Les réminiscences de la sexualité humaine plus ou moins subtiles traversant ses designs (le peintre avouera avoir littéralement pris pour modèle un vagin pour le système d’ouverture des œufs, histoire de se moquer des exécutifs un peu frileux), le scénario les reprend à son compte, leur opposant l’asexualité virginale d’une salle de réveil et les prolongeant dans un final en forme de rupture ombilical. Son Alien, le réalisateur décide de le dévoiler peu à peu, ménageant avec efficacité ses effets, le dissimulant même parfois dans le décor (la sublime première scène d’attaque). Un choix qui sera un peu dénaturé par une version longue utilisant quelques plans larges sur la créature…

Le Film impose également le début de la mythologie avec l'Alien bien sur, mais également le Derelict et son space Jockey, malheureusement detruit par Prometheus, mais j'y reviendrais.



Jerry Goldsmith (Les Star Trek films et series , Outland, Brisby et le secret de nimh, Runeway, Totall Recall), nous livre une musique minimaliste mais qui donne une ambiance pesante autant que claustrophobique.

Alien le 8eme passager a connu deux vies: une en film et une en novellisation, qui donnent pas mal de details mais également d'explicatifs sur les personnages.


Techniquement, le film ne prend pas une ride, comparativement a son successeur, mais j'en parlerais dans ALIENS.
avatar
Christopher Samuels
Admin

Messages : 8
Date d'inscription : 10/12/2016
Age : 35

Voir le profil de l'utilisateur http://synthetics.forumactif.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum